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Les Singes Volants

Bioshock Infinite

4 Juillet 2013 , Rédigé par Erik Publié dans #Jeux Videos

Quelle déception, une direction artistique de qualité, oui, mais survolée lors de nos pérégrinations sans intérêt dans ce HUB géant. Le gameplay archaïque -nous ne portons que 2 armes sur le dos- et 2 pouvoirs, empêchant toute création durant les combats. Le jeu devient une course au loot où Decker spamme n'importe quelle poubelle à la recherche de n'importe quoi. On passe son nez sur le sol à viser des trucs, sans prendre le temps de savourer décors et détails du monde de Columbia. Elisabeth nous redonne munitions et vie en quantité, pour un gimmick finalement fatiguant et des sauvetages de dernière minute à répétition. Les failles sont une semi bonne idée, ne révolutionnant pas des combats plombés par des environnements ouverts et l'absence de radar. On passe son temps à essayer de trouver d'où proviennent les tirs, et si le jeu est très facile, il se durcit sur quelques scènes finales où l'on se retrouve à mourir dix fois de suite en pestant contre l'incapacité du HUD à nous indiquer clairement les dégats subis. De toute façon, impossible de prendre à revers, de passer dans le dos, l'IA à des yeux partout.

Quant à la narration, parlons en. J'ai finis parallèlement Tomb Raider, qui se permet plus de classicisme en nous proposant des vidéos pour expliquer l'histoire. si cette dernière se veut moins "méta-philosophique" que celle un peu pédante de Bioshock Infinite, elle nous immerge complètement sur l'ile et ses bizarreries mystiques. Les personnages secondaires ont plus de corps, et Lara est vraiment une survivante qui prend vie sous nos yeux.
Ici, à par le dernier quart d'heure où les développeurs nous gratifient de séquences très différentes les unes des autres (dans le design, pas dans le gameplay, qui reste rachitique et immobile jusqu'au bout), tout le reste du jeu se déroule en voix-off et autres voxophones. Cette méthode ne m'a absolument pas immergé, et ne compense pas les incessants allers-retours dans Columbia, à base de "N" pour qu'une flèche magique nous indique la direction. Aucune carte, très peu d’indications sur les bâtiments, des systèmes de rails aériens qui nous désorientent complètement, et hop "trouvez l'armurier". Non mais c'est une blague?

Bref, comme d'habitude avec les Bioshock, il faut aller au bout mais en révéler la saveur magique qu'a procuré Bioshock 1 et 2. Ici quelques révelations à la "Lost", invraisemblables et indigestes. Allez vous coucher.

Bioshock Infinite

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